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Un de mes lecteurs assidus me conseilla il ya quelques temps de lire le pamphlet « Indignez vous ! ». Au vu des commentaires dans la presse et à l’audition des nombreuses chroniques radiophoniques sur le sujet mon appétit pour cette lecture ne s’avérait pas enthousiaste. J’ai finalement succombé mais après l’exercice, mes appréhensions me paraissent anodines par rapport à mon indignation. Ce ramassis de vielles lunes marxistes à la sauce écolo n’aurait jamais du se vendre à plus de cent exemplaires.
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Emettre une opinion relative au modèle d’intégration des immigrés en France est toujours une entreprise risquée. Défendre l’assimilation telle que pratiquée ou plutôt rêvée depuis toujours se heurte à une réalité loin des objectifs de dilution dans la culture française. Rendre compte de la diversité des cultures et tenter de l’intégrer dans une politique plus réaliste conduit inexorablement à un amalgame raciste. La publication du livre d’Hugues Lagrange « Le déni des cultures » mettant en évidence les corrélations entre les cultures d’origine des migrants et leurs chances d’intégration dans la nation française a causé une émotion à la hauteur de l’omerta habituellement pratiquée dans ce domaine.
Prenons le risque d’un commentaire sur le même sujet.
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L’enlèvement des expatriés d’Areva au Niger fait l’objet de commentaires aussi nombreux qu’approximatifs dans la presse française. Les critiques de l’organisation de la sécurité par l’employeur ne prennent pas toujours en compte les contraintes inhérentes aux opérations dans des pays à risque mais souverains.
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Dans la nuit du 6 au 7 mars 2010, des centaines de villageois de l’ethnie berom ont été massacrés par des bergers fulanis près de Jos capitale de l’état du Plateau au Nigeria. Les uns sont musulmans, les autres chrétiens… un autre exemple de la folie des hommes attisée par les haines religieuses.
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« Mais le fleuve tuera l’homme blanc », le dernier livre de Patrick Besson relate les aventures d’une ancienne espionne des services secrets français embarquée dans une mission rocambolesque au Congo. Le talent de l’auteur est tel qu’on se laisse prendre. Mais le mélange des personnages réels et de fiction donne aux faits relatés une vraisemblance suspecte. S’agit-il d’un docu-fiction ou d’une œuvre purement romanesque ? Les commentaires de la presse se référant à la justesse du récit ajoutent à l’ambigüité. Espérons que les lecteurs sauront faire le tri car le fond de l’ouvrage entre sexe, meurtre et corruption, plus proche de Gérard de Villiers que de Dostoïevski, joue avec les clichés habituels. Ce n’est pas ça l’Afrique.
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Début Juin le président Omar Bongo disparaissait. Un mois plus tard le Président Obama visite l’Afrique pour la première fois de son mandat. Le symbole du passé et d’un certain style de relation entre le sud et le nord contre le symbole de ce que l’on voudrait être le futur du continent.
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Fable librement inspirée du livre de Jacques Marseille « L’argent des Français »
Citoyen d’une petite république africaine, Bonaventure, afin de donner sens à son prénom, entreprend pour la première fois un voyage au nord, au-delà de la Méditerranée. Son entreprise européenne a organisé un stage et il va rencontrer son coach, heureux habitant de ces fabuleux pays développés. Enfin, heureux… pas tant que ça.
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L’élection de John Atta-Mills à la magistrature suprême du Ghana est passée inaperçue en France. Exemple de démocratie on peut, si l’on est optimiste, penser que cet événement relevant de la normalité ne mérite pas de publicité. Si l’on est un peu plus cynique la raison pourrait en être que l’Afrique n’intéresse que s’il y a du sang et des larmes. Retour sur une histoire exemplaire.
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Plus le monde devient global et plus les régionalismes et sectarismes prolifèrent. Reflexes de survie face à un environnement qu’ils ne maitrisent plus, les hommes se replient sur tradition régionale et cocons artificiels. La stratégie de l’autruche est de retour. Du pain bénit pour les sociologues et les entrepreneurs asiatiques.
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Pourquoi rajouter quelques lignes à la folie Obama. Peut être pour se préparer aux désillusions à venir et pour s’assurer que l’on n’oubliera pas l’essentiel : la fierté retrouvée des Noirs de tous les continents.
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On peut encore lire par ci par là des interrogations sur l’impact possible de la crise financière sur l’économie du continent africain. Cette question est probablement déjà obsolète. La récession qui se profile va bien entendu avoir des conséquences négatives. L’aide au développement va passer au dernier rang des préoccupations des dirigeants des pays du nord, les prix des matières premières, première ressource d’exportation de l’Afrique, s’écroulent. Lorsque les riches maigrissent, les pauvres meurent.
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André Matsoua reste pour beaucoup de Congolais et singulièrement pour les habitants du Pool le symbole de la rébellion contre les colonisateurs. Précurseur des combattants de l’indépendance, il aura pourtant participé à la guerre du Rif du coté de l’armée coloniale. Antonin cultivateur provençal est mort il y a deux ans à la veille de ses cent ans. Il n’avait quitté sa province qu’une seule fois dans sa longue vie, mobilisé dans les troupes françaises envoyées au Maroc sous les ordres de Pétain. Se sont ils rencontrés ?
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La remise du rapport de la commission Mucyo à la justice rwandaise et les suites judiciaires probables remettent en lumière le rôle ambigu de la France avant et pendant le génocide. Entre les faits avérés, les probabilités et les manipulations, il sera difficile de se faire une opinion indiscutable de l’implication de Paris dans l’horreur de 1994. Ce qui parait certain, c’est que le refus des autorités françaises de regarder leurs responsabilités en face ouvre la voie à toutes les supputations, sans parler des accusations du juge Bruguière, accusant le Président rwandais d’avoir délibérément occasionné le massacre en organisant l’attentat contre Juvénal Habyarimana.
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Alors que l’actualité africaine est de nouveau dominée par les procès et les élections plus que douteuses, l’Europe célèbre la naissance de l’Union pour la Méditerranée. A quand l’Union pour l’Afrique ?
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Ce garage, au milieu de Lagos, ne présente à priori aucune particularité si ce n’est une organisation inhabituelle dans ce genre d’endroit. La première surprise est la rencontre avec la patronne. Sandra Aguebor, sanglée dans sa salopette vous accueille avec un sourire qui vous fait oublier la rudesse de la vie au Nigeria.
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Se déplacer en Afrique est souvent une aventure. Le manque d’infrastructure vous expose à des situations souvent pleines d’enseignement. Tomber en panne fait partie des processus standards. En voiture cela donne l’occasion de rencontrer des gens que l’on ignorerait autrement. En avion c’est une autre histoire…
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Parmi les chocs culturels auxquels le nouvel expatrié est exposé, les mendiants d’Afrique sont certainement l’un des plus difficiles à surmonter. Il n’y a d’ailleurs pas d’accoutumance. Peut être seulement un apprentissage de l’émotion entre empathie et désir de fuite.
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On cherche dans l’incapacité des régimes politiques, la corruption, l’évolution des prix des matières premières quand ce n’est pas dans les tréfonds boueux du racisme les raisons des malheurs de l’Afrique. La perte des repères et le saccage de l’histoire locale perpétrés par la colonisation politique puis économique devraient être plus souvent évoqués.
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Confrontées à la diversité des cultures et histoires locales, les entreprises internationales réalistes adoptent des valeurs transnationales mais les mettent en œuvre en prenant en compte les réalités de terrain. Les états et opinions publiques pourraient en faire autant concernant les jugements portés sur des situations plus complexes qu’il n’y parait. Exemple : le Tibet.
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Arte vient de rediffuser « Shooting Dogs ». Illustration de l’impuissance de l’ONU et de la détresse des populations abandonnées à la folie des hommes. Le livre de Jean Hatzfeld « La Stratégie des Antilopes » est en librairie depuis quelques mois. Incroyable recueil de récits des victimes et des bourreaux. Ce film et ce livre sont les meilleurs témoignages de l’horreur de 1994.
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